Mais le fils du jardinier attend.
Je m'arrache à ces parfums de cirage et à ces flamboiements de vernis.
Je prends le Breuil…
Il y a un décrotteur qui est populaire et qu'on appelle Moustache.
Mon rêve est de me faire décrotter un jour par Moustache, de venir là comme un homme, de lui donner mon pied,—sans trembler, si je puis,—et de paraître habitué à ce luxe, de tirer négligemment mon argent de ma poche en disant, comme font les messieurs qui lui jettent leurs deux sous:
Pour la goutte, Moustache!
Je n'y arriverai jamais; je m'exerce pourtant!
Pour la goutte, Moustache!
J'ai essayé toutes les inflexions de voix; je me suis écouté, j'ai prêté l'oreille, travaillé devant la glace, fait le geste:
Pour la goutte…