— Et mourra avec lui! affirma le gardien.

— Ne pourriez-vous, Gaydon, l'amener à causer de son
Fulgurateur?…

— Si vous m'en donnez l'ordre, monsieur le directeur… j'essaierai…

— Je vous le donne, car je crois que cela peut intéresser le comte d'Artigas…

— En effet, répondit le comte d'Artigas, sans que sa froide physionomie laissât rien voir des sentiments qui l'agitaient.

— Je dois vous prévenir que je risque d'occasionner une nouvelle crise… fit observer le gardien.

— Vous arrêterez la conversation lorsque vous le jugerez convenable. Dites à Thomas Roch qu'un étranger désire traiter avec lui de l'achat de son Fulgurateur…

— Mais ne craignez-vous pas que son secret ne lui échappe?…» répliqua le comte d'Artigas.

Et cela fut dit avec tant de vivacité que Gaydon ne put retenir un regard de défiance dont ne parut point s'inquiéter cet impénétrable personnage.

«Il n'y a rien à craindre, répondit-il, et aucune promesse n'arrachera son secret à Thomas Roch!… Tant qu'on ne lui aura pas mis dans la main les millions qu'il exige…