—Et comment?

—En usant des chemins de fer de la Russie méridionale, qui, par Alexandroff et Rostow, nous permettront d'accomplir ainsi un bon tiers de notre voyage.

—Les chemins de fer?» s'écria Kéraban.

En ce moment, Van Mitten poussa légèrement le coude de son jeune compagnon:

«Inutile! lui dit-il à mi-voix…. Discussion inutile!… Horreur des chemins de fer!»

Ahmet n'était pas sans savoir quelles étaient les idées de son oncle sur ces moyens de locomotion trop modernes pour un fidèle du vieux parti turc; mais enfin, en ces conjonctures, il lui semblait que le seigneur Kéraban pourrait bien, pour une fois, se départir de ses déplorables préventions.

Céder, même un instant, sur un point quelconque!… Kéraban n'eût plus été Kéraban.

«Tu parles de chemin de fer, je crois?… dit-il.

—Sans doute, mon oncle.

—Tu veux que moi, Kéraban, je consente à faire ce que je n'ai jamais fait encore?