—Pourquoi, répondit Manoel, si cet étui de métal qui le contient était hermétiquement fermé!
—Manoel, répondit Benito, qui se raccrochait à ce dernier espoir, tu as raison! Il faut retrouver le cadavre de Torrès! Nous fouillerons toute cette partie du fleuve, si cela est nécessaire, mais nous le retrouverons!»
Le pilote Araujo fut aussitôt appelé et mis au courant de ce qu'on allait entreprendre.
«Bien! répondit Araujo. Je connais les remous et les courants au confluent du rio Negro et de l'Amazone, et nous pouvons réussir à retrouver le corps de Torrès. Prenons les deux pirogues, les deux ubas, une douzaine de nos Indiens, et embarquons.»
Le padre Passanha sortait alors de la chambre de Yaquita. Benito alla à lui et il lui apprit, en quelques mots, ce qu'ils allaient tenter pour rentrer en possession du document.
«N'en dites rien encore ni à ma mère ni à ma soeur! ajouta-t-il.
Ce dernier espoir, s'il était déçu, les tuerait!
Va, mon enfant, va, répondit le padre Passanha, et que Dieu vous assiste dans vos recherches!»
Cinq minutes après, les quatre embarcations débordaient la jangada; puis, après avoir descendu le rio Negro, elles arrivaient près de la berge de l'Amazone, sur la place même où Torrès, mortellement frappé, avait disparu dans les eaux du fleuve.
CHAPITRE HUITIÈME PREMIÈRES RECHERCHES
Les recherches devaient être opérées sans retard, et cela pour deux raisons graves: