Le mécanicien montra l'ingénieur, qui nous avait rejoints et se tenait à quelques pas.

Le prince Gourou Singh s'exprimait très facilement en anglais, et, se retournant vers Banks:

«C'est vous qui avez?… dit-il du bout des lèvres.

—C'est moi qui ai! répondit Banks.

—Ne m'a-t-on pas dit que c'était une fantaisie du défunt rajah de Bouthan?» Banks fit de la tête un signe affirmatif. «À quoi bon, reprit Sa Hautesse, en haussant impoliment les épaules, à quoi bon se faire traîner par une mécanique, lorsqu'on a des éléphants de chair et d'os à son service!

—C'est que probablement, répondit Banks, cet éléphant est plus puissant que tous ceux dont le défunt rajah faisait usage.

—Oh! fit Gourou Singh, en avançant dédaigneusement la bouche, plus puissant!…

—Infiniment plus! répondit Banks.

—Pas un des vôtres, dit alors le capitaine Hod, à qui ces façons déplaisaient souverainement, pas un des vôtres ne serait capable de lui faire bouger une patte, à cet éléphant-là, s'il ne le voulait pas.

—Vous dites?… fit le prince.