À ce moment, il n'était plus possible de se voir qu'à ceux qui occupaient un arc restreint de la circonférence, et il importait, cependant, de marcher avec un parfait ensemble.

Il avait donc été préalablement convenu qu'un coup de fusil serait tiré au moment où le premier de nous pénétrerait dans le bois.

Le signal fut donné par le capitaine Hod, qui était toujours en avant, et la lisière fut franchie. Je regardai l'heure à ma montre. Elle marquait alors huit heures trente-cinq.

Un quart d'heure après; le cercle s'étant resserré, on se touchait les coudes, et l'on s'arrêtait dans la partie la plus épaisse du taillis, sans avoir rien rencontré.

Le silence n'avait été troublé jusque-là que par le bruit des branches sèches qui, quelques précautions que l'on prît, s'écrasaient sous nos pieds.

En ce moment, un hurlement se fit entendre.

«La bête est là!» s'écria le capitaine Hod, en montrant l'orifice d'une caverne, creusée dans un amoncellement de rocs que couronnait un groupe de grands arbres.

Le capitaine Hod ne se trompait pas. Si ce n'était pas le repaire habituel de la tigresse, c'était là du moins qu'elle s'était réfugiée, se sentant traquée par toute une bande de chasseurs.

Hod, Banks, Fox, Kâlagani, plusieurs des gens du kraal, nous nous étions approchés de l'étroite ouverture, à laquelle venaient aboutir les empreintes sanglantes.

«Il faut pénétrer là dedans, dit le capitaine Hod.