Et pourtant la porte ne s'ouvrait pas pour lui livrer passage!... Ne pourrait-il donc arriver jusqu'à la Stilla, la prendre entre ses bras, l'entraîner hors du burg?... «Stilla... ma Stilla...» s'écria-t-il.
Et il se jeta sur la porte, qui résista à ses effets.
Déjà le chant semblait s'affaiblir... la voix s'éteindre... les pas s'éloigner...
Franz, agenouillé, cherchait à ébranler les ais, se déchirant les mains aux ferrures, appelait toujours la Stilla, dont la voix ne s'entendait presque plus.
C'est alors qu'une effroyable pensée lui traversa l'esprit comme un éclair.
«Folle!... s'écria-t-il, elle est folle, puisqu'elle ne m'a pas reconnu... puisqu'elle n'a pas répondu!... Depuis cinq ans, enfermée ici... au pouvoir de cet homme... ma pauvre Stilla... sa raison s'est égarée...»
Alors il se releva, les yeux hagards, les gestes désordonnés, la tête en feu...
«Moi aussi... je sens que ma raison s'égare!... répétait-il. Je sens que je vais devenir fou... fou comme elle...»
Il allait et venait à travers la crypte avec les bonds d'un fauve dans sa cage...
«Non! répéta-t-il, non!... Il ne faut pas que ma tête se perde!... Il faut que je sorte du burg... J'en sortirai!»