Franz essaya de s'en rendre compte, et voici ce qu'il vit assez distinctement.

Orfanik, courbé vers le sol, venait de soulever plusieurs cylindres de fer,-auxquels il attachait un fil, qui se déroulait d'une bobine déposée dans un coin de la chapelle. Et telle était l'attention qu'il apportait à ce travail qu'il n'eût pas même aperçu le jeune comte, si celui-ci avait été à même de s'approcher;

Ah! pourquoi la crevasse que Franz avait entrepris d'élargir n'était-elle pas suffisante pour lui livrer passage! Il serait entré dans la chapelle, il se serait précipité sur Orfanik, il l'aurait obligé à le conduire au donjon...

Mais peut-être était-il heureux qu'il fût hors d'état de le faire, car, en cas que sa tentative eût échoué, le baron de Gortz lui aurait fait payer de sa vie les secrets qu'il venait de découvrir!

Quelques minutes après l'arrivée de Orfanik, un autre homme pénétra dans la chapelle.

C'était le baron Rodolphe de Gortz.

L'inoubliable physionomie de ce personnage n'avait pas changé. Il ne semblait même pas avoir vieilli, avec sa figure pâle et longue que le fanal éclairait de bas en haut, ses longs cheveux grisonnants, rejetés en arrière, son regard étincelant jusqu'au fond de ses noires orbites.

Rodolphe de Gortz s'approcha pour examiner le travail dont s'occupait Orfanik.

Et voici les propos qui furent échangés d'une voix brève entre ces deux hommes.

XV