—Je ne quitterai le burg qu'au dernier instant.

—Il est bien convenu que c'est à Bistritz que je dois aller vous attendre?

—A Bistritz.

—Restez donc, baron Rodolphe, et restez seul, puisque c'est votre volonté.

—Oui... car je veux l'entendre... je veux l'entendre encore une fois pendant cette dernière nuit que j'aurai passée au château des Carpathes!»

Quelques instants encore et le baron de Gortz, avec Orfanik, avait quitté la chapelle.

Bien que le nom de Stilla n'eût pas été prononcé dans cette conversation, Frantz l'avait bien compris, c'était d'elle que venait de parler Rodolphe de Gortz.

XVI

Le désastre était imminent. Franz ne pouvait le prévenir qu'en mettant le baron de Gortz hors d'état d'exécuter son projet.

Il était alors onze heures du soir. Ne craignant plus d'être découvert, Franz reprit son travail. Les briques de la paroi se détachaient assez facilement; mais son épaisseur était telle qu'une demi-heure s'écoula avant que l'ouverture fût assez large pour lui livrer passage.