—Dans une quinzaine de jours, répondit le biró.

—Alors j'aurai le plaisir d'y assister, si maître Koltz veut bien m'inviter toutefois...

—Monsieur le comte, un tel honneur...

—Dans une quinzaine de jours, c'est convenu, et je suis certain que Nic Deck sera guéri, dès qu'il aura pu se permettre un tour de promenade avec sa jolie fiancée.

—Dieu le protège, monsieur le comte!» répondit en rougissant la jeune fille.

Et, en ce moment, sa charmante figure exprima une anxiété si visible, que Franz lui en demanda la cause: «Oui! que Dieu le protège, répondit Miriota, car, en essayant de pénétrer dans le château malgré leur défense, Nic a bravé les génies malfaisants!... Et qui sait s'ils ne s'acharneront pas à le tourmenter toute sa vie...

—Oh! pour cela, mademoiselle Miriota, répondit Franz, nous y mettrons bon ordre, je vous le promets.—Il n'arrivera rien à mon pauvre Nic?...

—Rien, et grâce aux agents de la police, on pourra dans quelques jours parcourir l'enceinte du burg avec autant de sécurité que la place de Werst!»

Le jeune comte, jugeant inopportun de discuter cette question du surnaturel devant des esprits si prévenus, pria Miriota de le conduire à la chambre du forestier.

C'est ce que la jeune fille se hâta de faire, et elle laissa Franz seul avec son fiancé.