«Ayez bon courage, mon oncle!»

Il se retourna et demeura stupéfait. Marie l'entourait de ses bras.

«Marie! ma fille à bord! s'écria-t-il.

—La femme peut bien aller chercher son mari, quand le père s'embarque pour sauver son enfant!

—Malheureuse Marie! Comment supporteras-tu nos fatigues? Sais-tu bien que ta présence peut nuire à nos recherches?

—Non, mon oncle, car je suis forte!

—Qui sait où nous serons entraînés, Marie! Vois cette carte! Nous approchons de ces parages si dangereux, même pour nous autres marins, endurcis à toutes les fatigues de la mer! Et toi, faible enfant!

—Mais, mon oncle, je suis d'une famille de marins! Je suis faite aux récits de combats et de tempêtes! Je suis près de vous et de mon vieil ami Penellan!

—Penellan! C'est lui qui t'a cachée à bord!

—Oui, mon oncle, mais seulement quand il a vu que j'étais décidée à le faire sans son aide.