J'ai, sans pâlir, gravé l'empreinte de mes pas.
J'ai terni de ses flancs l'hermine radieuse,
Bravant vingt fois la mort et ne reculant pas.
Ah! quelle ivresse immense, alors que l'on domine
Ce monde merveilleux, ce chaos saisissant
De glaciers, de ravins et de rochers que mine
L'ouragan déchaîné qui hurle en bondissant.
Mais d'où vient ce fracas? La montagne s'écroule!
Va-t-elle s'abîmer? Quel bruit sourd et profond!
Non, c'est l'irrésistible avalanche qui roule.