—Combien avons-nous d'hommes? demanda celui-ci.
—Onze.
—C'est peu, fit Dragoch.
—Cependant, objecta Ulhmann, le gardien Christian n'estime qu'à cinq ou six le nombre de ses agresseurs.
—Le gardien Christian a son opinion, et moi j'ai la mienne, répliqua Dragoch. N'importe, il faut nous contenter de ce que nous avons. Tu vas laisser un homme ici, et prendre les dix autres. Avec nous deux, ça fera douze. C'est quelque chose.
—Vous avez donc un indice? interrogea Friedrick Ulhmann.
—Je sais, où sont nos voleurs ... de quel côté ils sont du moins.
—Oserai-je vous demander?.. commença Ulhmann.
—D'où me vient cette assurance? acheva Karl Dragoch. Rien n'est plus simple. C'est même véritablement enfantin. Je me suis d'abord dit qu'on avait pris trop de choses ici pour ne pas avoir besoin d'un véhicule quelconque. J'ai donc cherché ce véhicule et je l'ai trouvé. C'est une charrette à quatre roues, attelée de deux chevaux, dont l'un, celui de flèche, offre cette particularité qu'il manque un clou au fer de son pied antérieur droit.
—Comment avez-vous pu savoir cela? interrogea Ulhmann ébahi.