Magnifique langue patagone! Vous comprenez, mes amis! Un homme courageux!
—Mon père!» s’écria Robert Grant.
Puis, s’adressant à Paganel:
«Comment dit-on «c’est mon père» en espagnol? lui demanda-t-il.
—Es mio padre», répondit le géographe.
Aussitôt Robert, prenant les mains de Thalcave, dit d’une voix douce:
«Es mio padre!
—Suo padre!» répondit le patagon, dont le regard s’éclaira.
Il prit l’enfant dans ses bras, l’enleva de son cheval, et le considéra avec la plus curieuse sympathie. Son visage intelligent était empreint d’une paisible émotion.
Mais Paganel n’avait pas terminé son interrogatoire.