—Ils s’en feront quelque jour!
—En attendant, répondit Glenarvan, permettez-moi, mon cher ami, de préférer à cette demeure aérienne le sable d’un parc, le parquet d’une maison ou le pont d’un navire!
—Glenarvan, répondit Paganel, il faut accepter les choses comme elles viennent! Bonnes, tant mieux. Mauvaises, on n’y prend garde. Je vois que vous regrettez le confortable de Malcolm-Castle!
—Non, mais…
—Je suis certain que Robert est parfaitement heureux, se hâta de dire Paganel, pour assurer au moins un partisan à ses théories.
—Oui, Monsieur Paganel! s’écria Robert d’un ton joyeux.
—C’est de son âge, répondit Glenarvan.
—Et du mien! riposta le savant. Moins on a d’aises, moins on a de besoins. Moins on a de besoins, plus on est heureux.
—Allons, dit le major, voilà Paganel qui va faire une sortie contre les richesses et les lambris dorés.
—Non, Mac Nabbs, répondit le savant, mais si vous le voulez bien, je vais vous raconter, à ce propos, une petite histoire arabe qui me revient à l’esprit.