Lord Glenarvan vint à leur rencontre, et, en sa qualité d’étranger, il déclina ses noms et qualités.
Les jeunes gens s’inclinèrent, et l’un d’eux, le plus âgé, dit: «mylord, ces dames, vos compagnons et vous, voulez-vous nous faire l’honneur de vous reposer dans notre habitation?
—Messieurs?… Dit Glenarvan.
—Michel et Sandy Patterson, propriétaires de Hottam-Station. Vous êtes déjà sur les terres de l’établissement et vous n’avez pas un quart de mille à faire.
—Messieurs, répondit Glenarvan, je ne voudrais pas abuser d’une hospitalité si gracieusement offerte…
—Mylord, reprit Michel Patterson, en acceptant, vous obligez de pauvres exilés qui seront trop heureux de vous faire les honneurs du désert.»
Glenarvan s’inclina en signe d’acquiescement.
«Monsieur, dit alors Paganel, s’adressant à Michel Patterson, serais-je indiscret en vous demandant si c’est vous qui chantiez hier cet air du divin Mozart?
—C’est moi, monsieur, répondit le gentleman, et mon cousin Sandy m’accompagnait.
—Eh bien! Monsieur, reprit Paganel, recevez les sincères compliments d’un français, admirateur passionné de cette musique.»