— Nous verrons cela, Simon, nous verrons cela ! dit l'ingénieur, que l'annonce d'un bon déjeuner ne pouvait laisser indifférent, après cette longue marche.

— Vous avez faim, monsieur Starr ?

— Positivement faim. Le voyage m'a ouvert l'appétit. Je suis venu par un temps affreux !...

— Ah ! il pleut, là-haut ! répondit Simon Ford d'un air de pitié très marqué.

— Oui, Simon, et les eaux du Forth sont agitées aujourd'hui comme celles d'une mer !

— Eh bien, monsieur James, ici, il ne pleut jamais. Mais je n'ai pas à vous peindre des avantages que vous connaissez aussi bien que moi ! vous voilà arrivé au cottage. C'est le principal, et, je vous le répète, soyez le bienvenu ! »

Simon Ford, suivi d'Harry, fit entrer dans l'habitation James Starr, qui se trouva au milieu d'une vaste salle, éclairée par plusieurs lampes, dont l'une était suspendue aux solives coloriées du plafond.

La table, recouverte d'une nappe égayée de fraîches couleurs, n'attendait plus que les convives, auxquels quatre chaises, rembourrées de vieux cuir, étaient réservées.

« Bonjour, Madge, dit l'ingénieur.

— Bonjour, monsieur James, répondit la brave Écossaise, qui se leva pour recevoir son hôte.