Harry voyait donc là une tentative directe contre lui et son père, ou même contre l'ingénieur. Après ce qu'on sait, peut-être conviendra-t-on qu'il était fondé à le croire.

VII

Une expérience de Simon Ford

Midi sonnait à la vieille horloge de bois de la salle, lorsque James Starr et ses deux compagnons quittèrent le cottage.

La lumière, pénétrant à travers le puits d'aération, éclairait vaguement la clairière. La lampe d'Harry eût été inutile alors, mais elle ne devait pas tarder à servir, car c'était vers l'extrémité même de la fosse Dochart que le vieil overman allait conduire l'ingénieur.

Après avoir suivi sur un espace de deux milles la galerie principale, les trois explorateurs — on verra qu'il s'agissait d'une exploration — arrivèrent à l'orifice d'un étroit tunnel. C'était comme une contre-nef dont la voûte reposait sur un boisage, tapissé d'une mousse blanchâtre. Elle suivait à peu près la ligne que traçait, à quinze cents pieds au-dessus, le haut cours du Forth.

Pour le cas où James Starr eût été moins familiarisé qu'autrefois avec le dédale de la fosse Dochart, Simon Ford lui rappelait les dispositions du plan général, en les comparant au tracé géographique du sol.

James Starr et Simon Ford marchaient donc en causant.

En avant, Harry éclairait la route. Il cherchait, en projetant brusquement de vifs éclats lumineux vers les sombres anfractuosités, à découvrir quelque ombre suspecte.

« Irons-nous loin ainsi, vieux Simon ? demanda l'ingénieur.