Le monstrueux volatile s'arrêta, plana un instant, puis fondit sur Harry avec un acharnement féroce.
Harry n'avait que son bras droit dont il pût faire usage pour parer les coups du formidable bec de l'animal.
Harry se défendit donc, tout en protégeant l'enfant du mieux qu'il put. Mais ce n'était pas à l'enfant, c'était à lui que l'oiseau s'attaquait. Gêné par la rotation de la corde, il ne parvenait pas à le frapper mortellement.
La lutte se prolongeait. Harry cria de toute la force de ses poumons, espérant que ses cris seraient entendus d'en haut.
C'est ce qui arriva, car la corde fut aussitôt halée plus vite.
Il restait encore une hauteur de quatre-vingts pieds à franchir. L'oiseau se jeta plus violemment alors sur Harry. Celui-ci, d'un coup de son couteau, le blessa à l'aile; l'oiseau, poussant un cri rauque, disparut dans les profondeurs du puits.
Mais, circonstance terrible, Harry, en brandissant son couteau pour frapper l'oiseau, avait entamé la corde, dont un toron était maintenant coupé.
Les cheveux d'Harry se dressèrent sur sa tête.
La corde cédait peu à peu, à plus de cent pieds au-dessus du fond de l'abîme !...
Harry poussa un cri désespéré.