Autant de questions qui restaient encore sans réponse. En tous cas, les renseignements étaient trop vagues et trop incertains pour qu’il fût possible de prendre une résolution dans un sens quelconque. Il fallait attendre, et surtout surveiller Patterson, puisque, injustement peut-être, son attitude semblait louche et prêtait aux soupçons.
—Je n’ai pas à te gronder, dit le Kaw-djer à Dick qui attendait son arrêt. Tu as très bien fait. Mais, il me faut ta parole de ne répéter à personne ce que tu m’as raconté.
Dick étendit solennellement la main.
—Je le jure, Gouverneur.
Le Kaw-djer sourit.
—C’est bon, dit-il. Va te coucher, maintenant, pour regagner le temps perdu. Mais n’oublie pas. A personne, tu m’entends. Ni à Hartlepool, ni à M. Rhodes... J’ai dit: à personne.
—Puisque c’est juré, Gouverneur,» fit remarquer Dick avec importance.
Désireux d’obtenir quelques informations complémentaires sans rien révéler de ce qu’il avait appris, le Kaw-djer se mit à la recherche d’Hartlepool.
«Rien de neuf? lui demanda-t-il en l’abordant.
—Rien, Monsieur, répondit Hartlepool.