En tumulte, les émigrants réintégrèrent le bord où un repas formé de conserves leur fut distribué par l’équipage. Pendant ce temps, Hartlepool avait pris le Kaw-djer à l’écart.

«Si vous le permettez, Monsieur, dit-il d’un air soucieux, j’oserai prétendre que je suis un bon marin. Mais j’ai toujours eu un capitaine, Monsieur.

—Qu’entendez-vous par là? interrogea le Kaw-djer.

—J’entends, répondit Hartlepool en faisant une mine de plus en plus longue, que je peux me flatter de savoir exécuter un ordre, mais que l’invention n’est pas mon affaire. Tenir ferme la barre, tant qu’on voudra. Quant à donner la route, c’est autre chose.

Le Kaw-djer examina du coin de l’œil le maître d’équipage. Il existait donc des hommes, bons, forts et droits au demeurant, pour lesquels un chef était une nécessité?

—Cela veut dire, expliqua-t-il, que vous vous chargeriez volontiers du détail du travail, mais que vous seriez heureux d’avoir au préalable quelques indications générales?

—Juste! fit Hartlepool.

[Agrandir]

«Qu’entendez-vous par là?» interrogea le Kaw-djer. (Page 56.)