—Alors, pourquoi ne dis-tu rien?
—C’est parce qu’il est timide, Monsieur, expliqua Dick.
De quel air dégoûté Dick rendit cet arrêt!
—Ah! dit en riant le Kaw-djer, c’est parce qu’il est timide?... Tu ne l’es pas, toi.
—Non, Monsieur, répondit Dick avec simplicité.
—Et tu as, parbleu! bien raison... Mais, enfin, qu’est-ce que vous faites tous les deux ici?
—C’est nous les mousses, Monsieur.
Le Kaw-djer se souvint qu’Hartlepool avait en effet cité deux mousses en énumérant l’équipage du Jonathan. Il ne les avait pas remarqués jusqu’alors parmi les enfants des émigrants. Puisqu’ils l’avaient abordé aujourd’hui, c’est donc qu’ils désiraient quelque chose.
—Qu’y a-t-il pour votre service? demanda-t-il.
Ce fut Dick, comme toujours, qui prit la parole.