Il nous reste à parler, pour terminer ce qui est relatif à l'Afrique, des nombreuses reconnaissances accomplies dans la vallée du Nil, et dont les plus importantes sont celles de Cailliaud, de Russegger et de Rüppel.

Vue du temple principal de Sekkeh.
(Fac-simile. Gravure ancienne.)

Frédéric Cailliaud, né à Nantes en 1787, après avoir visité la Hollande, l'Italie, la Sicile, une partie de la Grèce, de la Turquie européenne ou asiatique, lorsqu'il faisait le commerce des pierres précieuses, était arrivé en Égypte au mois de mai 1815. Ses connaissances géologiques et minéralogiques lui procurèrent un excellent accueil de la part de Méhémet-Ali, qui le chargea aussitôt d'un voyage d'exploration le long du Nil et dans le désert.

Cette première excursion fut marquée par la découverte, à Labarah, de mines d'émeraudes, mentionnées par les auteurs arabes et abandonnées depuis de longs siècles. Cailliaud retrouva, dans les excavations de la montagne, les lampes, les leviers, les cordages et les instruments qui avaient servi à l'exploitation de ces mines par les ouvriers de Ptolémée. Près de ces carrières, le voyageur découvrit les ruines d'une petite ville, qui, selon toute vraisemblance, avait dû être habitée par les anciens mineurs. Pour donner toute sanction à sa précieuse découverte, Cailliaud se chargea de dix livres d'émeraudes qu'il rapporta à Méhémet-Ali.

Les explorateurs levèrent le plan du monument. ([Page 170].)