Vue de la pyramide de Xochicaleo.
(Fac-simile. Gravure ancienne.)

Le capitaine Guillaume Dupaix et le dessinateur Castañeda, de 1805 à 1807 avaient fait trois voyages successifs dans l'État de Chiapa et à Palenqué, et le résultat de leurs recherches parut, en 1830, dans un magnifique ouvrage, dont les dessins, dus à Augustine Aglio, ont été exécutés aux frais de lord Kingsborough.

Enfin, en 1832, Waldeck séjournait deux ans entiers à Palenqué, y faisait des fouilles, y levait les plans, coupes et élévations des monuments, s'appliquait à reproduire les hiéroglyphes encore inexpliqués qui les recouvrent, et il réunissait, aussi bien sur l'histoire naturelle que sur les mœurs des habitants, une foule de renseignements absolument nouveaux.

Il faut également citer le colonel don Juan Galindo, l'explorateur de Palenqué, d'Utatlan, de Copan, et d'autres cités enfouies au fond des forêts tropicales.

Après le long séjour que Humboldt avait fait dans l'Amérique équinoxiale, l'essor que ses explorations semblaient devoir donner aux études géographiques se trouva singulièrement entravé par les luttes des colonies espagnoles contre leur métropole. Cependant, aussitôt que les gouvernements indigènes eurent acquis un semblant de stabilité, des explorateurs intrépides s'élancèrent à travers ce monde qui était alors véritablement nouveau, car la jalousie ombrageuse des Espagnols l'avait fermé jusqu'alors aux investigations des savants.

Des naturalistes, des ingénieurs parcourent l'Amérique méridionale ou vont s'y établir. Bientôt même, 1817-1820, les gouvernements d'Autriche et de Bavière s'entendent pour envoyer au Brésil une expédition scientifique, à la tête de laquelle ils placent les docteurs Spix et de Martius, qui recueillent de nombreuses informations sur la botanique, l'ethnographie, la statistique et la géographie de ces contrées si peu connues, et Martius écrit sur la flore du pays un monumental ouvrage. Cette publication, faite aux frais des gouvernements d'Autriche et de Bavière, semble un des modèles du genre.

A la même époque, les recueils spéciaux: les Annales des voyages de Malte-Brun et le Bulletin de la Société de Géographie, pour ne citer que des ouvrages français, accueillent avec empressement et publient toutes les communications qu'on leur adresse, principalement sur le Brésil et la province de Minas Geraës.