—Bien, Pat, bien! dit Murdock, en serrant affectueusement la main de son frère.

—Jusqu'au jour de mon départ, reprit le jeune marin, si vous avez besoin de deux bras solides à la ferme, les miens sont à votre service.

—Ce n'est pas à refuser,» répondit M. Martin.

Ce jour-là, Pat venait de faire connaissance avec sa belle-sœur Kitty, dont le mariage avait été postérieur à son dernier embarquement. Il fut enchanté de trouver en elle une si excellente femme, digne de Murdock, et crut même devoir la remercier de ce qu'elle lui donnerait un neveu,—à moins que ce ne fût une nièce,—avant qu'il eût rejoint son bord. Il se faisait une joie de devenir oncle, et il embrassait Kitty comme une sœur qui lui était survenue pendant son absence.

On le croira volontiers, P'tit-Bonhomme n'était pas resté insensible devant ces épanchements. Il s'y associait du fond du cœur, tout en se tenant dans un coin de la salle. Mais son tour vint de s'approcher. Au surplus, est-ce qu'il n'était pas de la famille? On avait raconté son histoire à Pat. Le brave garçon en parut très touché. De cet instant, tous les deux furent grands amis.

Sur ce sac, il y avait une adresse. ([Page 156.])

«Et moi, répétait le jeune marin, moi qui l'avais pris pour un voleur, en le voyant s'ensauver mon sac à la main! Vraiment, il a risqué d'attraper quelques taloches...

—Oh! vos taloches, répondit P'tit-Bonhomme, elles ne m'auraient pas fait de mal, puisque je ne vous avais rien volé.»