Deuxième acte: la servante y obtint un succès égal à celui que la duchesse avait obtenu au premier, et le rideau dut être relevé au milieu d'une triple salve d'applaudissements.

Décidément, l'occasion ne se présentait pas aux bonnes amies et à leurs tenants d'être désagréables à miss Anna Waston.

Elle regagna sa loge et se laissa tomber sur un canapé, un peu fatiguée, bien qu'elle eût réservé pour l'acte suivant son plus grand effort dramatique.

Cette fois encore, nouveau changement de costume. Ce n'est plus une servante, c'est une dame,—une dame en toilette de deuil, un peu moins jeune, car cinq ans se sont passés entre le deuxième et le troisième acte.

P'tit-Bonhomme ouvrait de grands yeux, immobile en son coin, n'osant ni remuer ni parler. Miss Anna Waston, assez énervée, ne lui prêtait aucune attention.

Cependant, dès qu'elle fut habillée:

«Petit, dit-elle, ça va être à toi.

—A moi, madame Anna?....

—Et rappelle-toi que tu te nommes Sib.

—Sib?... oui!