—Élisa, répète-lui bien qu'il se nomme Sib jusqu'au moment où tu descendras avec lui sur la scène pour le conduire au régisseur près de la porte.

—Oui, madame.

—Et, surtout, qu'il ne manque pas son entrée!»

Non! il ne la manquerait pas, dût-on l'y aider d'une bonne tape, le petit Sib... Sib... Sib...

«Tu sais, d'ailleurs, ajouta miss Anna Waston en montrant le doigt à l'enfant, on te reprendrait ta guinée... Ainsi, gare à l'amende...

—Et à la prison!» ajouta Élisa en faisant ces gros yeux qu'il connaissait bien.

Ledit Sib s'assura que la guinée était toujours au fond de sa poche, bien décidé à ne point se la laisser reprendre.

Le moment était venu. Élisa saisit Sib par la main, descendit sur la scène.

Sib fut d'abord ébloui par les traînées d'en bas, les herses d'en haut, les portants flamboyants de gaz. Il se sentait éperdu au milieu du va-et-vient des figurants et des artistes, qui le regardaient en riant.

C'est qu'il était véritablement honteux avec ses vilains habits de petit pauvre!