« Entre ces divers écarts..., reprit-il.

— Il y a le grand! répliqua une voix.

— ... il y a la possibilité de trouver une solution pratique. Le jour où M. de Lucy a pu constater que le cerf-volant, cet insecte qui ne pèse que deux grammes, pouvait enlever un poids de quatre cents grammes, soit deux cents fois ce qu’il pèse, le problème de l’aviation était résolu. En outre, il était démontré que la surface de l’aile décroît relativement à mesure qu’augmentent la dimension et le poids de l’animal. Dès lors, on est arrivé à imaginer ou construire plus de Soixante appareils...

— Qui n’ont jamais pu voler! s’écria le secrétaire Phil Evans.

— Qui ont volé ou qui voleront, répondit Rohur, sans se déconcerter. Et, soit qu’on les appelle des stréophores, des hélicoptères, des orthopthères, ou, à l’imitation du mot nef qui vient de navis, qu’on les fasse venir de avis pour les nommer des « efs... » on arrive à l’appareil dont la création doit rendre l’homme maître de l’espace.

— Ah! l’hélice! repartit Phil Evans. Mais l’oiseau n’a pas d’hélice... que nous sachions!

— Si, répondit Robur. Comme l’a démontré M. Penaud, en réalité l’oiseau se fait hélice, et son vol est hélicoptère. Aussi, le moteur de l’avenir est-il l’hélice...

— « D’un pareil maléfice,

Sainte-Hélice, préservez-nous!... »

chantonna un des assistants qui, par hasard, avait retenu ce motif du Zampa d’Hérold.