Puis il reprit :
« Depuis qu’on a étudié le vol des grands et des petits volateurs, cette idée si simple a prévalu : c’est qu’il n’y a qu’à imiter la nature, car elle ne se trompe jamais. Entre l’albatros qui donne à peine dix coups d’aile par minute, entre le pélican qui en donne soixante-dix...
— Soixante et onze! dit une voix narquoise.
— Et l’abeille qui en donne cent quatre-vingt-douze par seconde...
— Cent quatre-vingt-treize!... s’écria-t-on par moquerie.
— Et la mouche commune qui en donne trois cent trente...
— Trois cent trente et demi!
— Et le moustique qui en donne des millions...
— Non!... des milliards! »
Mais Robur, l’interrompu, n’interrompit pas sa démonstration.