— Impossible de le dire, mais, en tout cas, une substance sur laquelle l’acier ne peut mordre. »

Uncle Prudent, pris d’un violent accès de colère, jura, frappa du pied le plancher sonore, tandis que ses mains cherchaient à étrangler un Robur imaginaire.

« Du calme, Uncle Prudent, lui dit Phil Evans, du calme! Essayez à votre tour. »

Uncle Prudent essaya, mais le bowie-knife ne put entamer une paroi qu’il ne parvenait même pas à rayer de ses meilleures lames, comme si elle eût été de cristal.

Donc, toute fuite devenait impraticable, en admettant qu’elle eût pu être tentée, la porte une fois ouverte.

Il fallut se résigner, momentanément, ce qui n’est guère dans le tempérament yankee, et tout attendre du hasard, ce qui doit répugner à des esprits éminemment pratiques. Mais ce ne fut pas sans objurgations, gros mots, violentes invectives à l’adresse de ce Robur — lequel ne devait point être homme à s’en émouvoir. pour peu qu’il se montrât dans la vie privée le personnage qu’il avait été au milieu du Weldon-Institute.

Cependant Frycollin commençait à donner quelques signes non équivoques de malaise. Soit qu’il éprouvât des crampes à l’estomac ou des crampes dans les membres, il se démenait d’une lamentable façon.

Uncle Prudent crut devoir mettre un terme à cette gymnastique, en coupant les cordes qui serraient le Nègre.

Peut-être eut-il lieu de s’en repentir. Ce fut aussitôt une interminable litanie, dans laquelle les affres de l’épouvante se mêlaient aux souffrances de la faim. Frycollin n’était pas moins pris par le cerveau que par l’estomac. Il eût été difficile de dire auquel de ces deux viscères le Nègre était plus particulièrement redevable de ce qu’il éprouvait.

« Frycollin! s’écria Uncle Prudent.