Puis, sur le coin à droite du tableau, fut inscrit ce nombre, qui représente en mètres la circonférence de la Terre :
40 000 000
Cela fait, J.-T. Maston se mit en posture pour commencer la série de ses calculs.
Il était si préoccupé qu’il n’avait point observé l’état du ciel lequel s’était sensiblement modifié dans l’après-midi. Depuis une heure, montait un de ces gros orages, dont l’influence affecte l’organisme de tous les êtres vivants. Des nuages livides, sortes de flocons blanchâtres, accumulés sur un fond gris mat, passaient pesamment au-dessus de la ville. Des roulements lointains se répercutaient entre les cavités sonores de la Terre et de l’espace. Un ou deux éclairs avaient déjà zébré l’atmosphère, où la tension électrique était portée au plus haut point.
J.-T. Maston, de plus en plus absorbé, ne voyait rien, n’entendait rien.
Soudain, un timbre électrique troubla par ses tintements précipités le silence du cabinet.
« Bon! s’écria J.-T. Maston. Quand ce n’est pas par la porte que viennent les importuns, c’est par le fil téléphonique!… Une belle invention pour les gens qui veulent rester en repos!… Je vais prendre la précaution d’interrompre le courant pendant toute la durée de mon travail! »
Et, s’avançant vers la plaque :
« Que me veut-on? demanda-t-il.
— Entrer en communication pour quelques instants! répondit une voix féminine.