— Des compliments, cher monsieur Benett?…

— Non, mais il est fort heureux pour elle que la famille Hansen vous ait trouvé sur son chemin!…

— Bah! Il est encore plus heureux pour moi de l'avoir trouvée sur le mien!

— Je vois que vous avez toujours votre bon coeur!

— Monsieur Benett, puisqu'on est obligé d'avoir un coeur, autant vaut qu'il soit bon, n'est-ce pas?

Et de quel excellent sourire Sylvius Hog accompagna cette réponse au digne commerçant.

— Et maintenant, monsieur Benett, reprit-il, ne croyez pas que je sois venu chercher des félicitations chez vous! Non! C'est un autre motif qui m'amène.

— À votre service.

— Vous savez, n'est-il pas vrai, que, sans l'intervention de Joël et de Hulda Hansen, si le Rjukanfos avait bien voulu me rendre, il ne m'aurait rendu qu'à l'état de cadavre. Je n'aurais donc pas aujourd'hui le plaisir de vous voir…

— Oui!… Oui!… Je sais! répondit M. Benett. Les journaux ont raconté votre aventure!… Et, en vérité, ces courageux jeunes gens eussent bien mérité de gagner le gros lot!