— C'est mon avis, répondit Sylvius Hog. Mais, puisque c'est maintenant impossible, je ne voudrais pas que ma petite Hulda retournât à Dal sans quelque petit cadeau… un souvenir…

— C'est là ce que j'appellerai une bonne idée, monsieur Hog!

— Vous allez donc m'aider à choisir, parmi toutes vos richesses, quelque chose qui puisse plaire à une jeune fille…

— Volontiers, répondit M. Benett. Et il pria le professeur de passer dans le magasin réservé à la joaillerie indigène. Un bijou norvégien, n'était-ce pas le plus charmant souvenir qu'on pût emporter de Christiania et du merveilleux bazar de M. Benett?

Ce fut aussi l'avis de Sylvius Hog, auquel le complaisant gentleman s'empressa d'ouvrir toutes ses vitrines.

— Voyons, dit-il, je ne suis pas très connaisseur, et je m'en rapporte à votre goût, monsieur Benett.

— Nous nous entendrons, monsieur Hog. Il y avait là tout un assortiment de ces bijoux suédois et norvégiens, de fabrication très complexe, et qui sont généralement plus précieux de travail que de matière.

— Qu'est-ce que cela? demanda le professeur.

— C'est une bague en doublé, avec glands mobiles, dont le tintement est fort agréable.

— Très joli! répondit Sylvius Hog, en essayant la bague à l'extrémité de son petit doigt. Mettez toujours cette bague de côté, monsieur Benett, et voyons autre chose.