«Maintenant, dis-je, il ne faudrait pas laisser perdre cette eau.

—A quoi bon? répondit mon oncle, je soupçonne la source d'être intarissable.

—Qu'importe! remplissons l'outre et les gourdes, puis nous essayerons de boucher l'ouverture.»

Mon conseil fut suivi. Hans, au moyen d'éclats de granit et d'étoupe, essaya d'obstruer l'entaille faite à la paroi. Ce ne fut pas chose facile. On se brûlait les mains sans y parvenir; la pression était trop considérable, et nos efforts demeurèrent infructueux.

«Il est évident, dis-je, que les nappes supérieures de ce cours d'eau sont situées à une grande hauteur, à en juger par la force du jet.

—Cela n'est pas douteux, répliqua mon oncle, il y a là mille atmosphères de pression, si cette colonne d'eau a trente-deux mille pieds de hauteur. Mais il me vient une idée.

—Laquelle?

—Pourquoi nous entêter à boucher cette ouverture?

-Mais, parce que…»

J'aurais été embarrassé de trouver une bonne raison.