L'arène franche de la Cité avait deux branches, l'une dite de Lardier ou Chevron, l'autre dite Delle Haxhe ou Douflot : Elle avait ses Bolleux pour la première branche, dans la Bure dit Chevron, qui est dans le parc ou pré de St-Laurent, et pour la seconde au bure du Chaudron, au faubourg Ste-Marguerite. (2)
Enfin, avant son abattement sur l'arène de la Cité, l'arène du Val-St-Lambert, avait ainsi que je l'ai dit précédemment, son embouchure dans le fond d'Ans et Mollin, un peu plus haut que l'endroit dit Mabiet. C'était à cette embouchure que se faisait la reconnaissance de ses eaux.
(1) Suivant le mineur liégeois, le mot bure est du genre masculin.
(2) Il y a longtemps que la branche de l'arène de la Cité, dite Chevron, a été abattue sur l'arène de Gersonfontaine, ainsi que l'avait prédit Louvrex.
[34] § VII
DES ABATTEMENS.
Les art. 7 et du 8 record de l'an 1607 statuent "qu'il n'est pas permis, mais expressément défendu, de desserrer, xhorrer ni percer aucun bure aucun ouvrage à un autre, pour s'accommoder d'une xhorre ou arène plus basse, ni pareillement percer ou xhorrer d'une arène à l'autre, quelles qu'elles soient, sans obtenir licence des seigneurages arèniers ou enseignement de justice".
Cette citation me reporte nécessairement à l'édit du prince de Liége, Ernest de Bavière, de l'an 1582. A cette époque, les veines supérieures à la mer d'eau n'étaient point encore toutes en communication avec les arènes, je veux dire que les arènes n'étaient encore point encore toutes parvenues à l'extrême limite de leur district, à la dernière pièce de leurs acquets; de sorte que les eaux n'ayant point encore obtenu l'écoulement général qu'elles ont eu depuis, l'on dut recourir au seul expédient qui se présentait.
En conséquence l'édit du 20 janvier 1582 "autorisa quelconque de quel estat ou qualité qu'il soit moyennant enseignement des Voir-Jurés du charbonnage et de justice et satisfaisant les droitures de terrages, cens d'arènes et autres, de faire xhorres, tranches et abattement des eaux".
Bien que cet édit concerne particulièrement les travaux des exploitans qui avaient pour objet de se mettre en communication avec les arènes;