etc. etc. etc. etc.

Et moi, qui suis un parfait philosophe de l'école française, dont la doctrine est toute renfermée dans cette formule: Riez de tout, j'affirme que les ouvrages dont le seul but est d'égayer l'esprit, quelques libres qu'ils semblent être, ne doivent pas être jugés avec une sévérité aussi méthodique, tandis que ceux qui attentent, soit de front, soit obliquement, aux principes de la morale et de la religion, ne sauroient être trop hautement anathématisés.

Quel art, lecteur, que celui d'exciter le sourire, sans exciter la rougeur, de provoquer le désir, sans offenser la décence! Ah! s'il eût toujours existé, le calendrier ne regorgeroit pas de tant de saints! Il y auroit du mérite à l'être.

Mais pourquoi cette division pénible de chapitres?

Ah! messieurs, cette méthode est un expédient admirable pour les petits lecteurs et les petits auteurs. Elle sert à les reposer tous:

Divisum sic breve fiet opus.

La bible même pourroit sembler ennuyeuse, sans le secourable repos des chapitres.

Outre cela, les intervalles ou lignes en blanc, en style d'imprimerie, remplissent bien adroitement le volume; on peut les comparer à ces surtouts économiques qui couvrent une table, sans rien ajouter à la bonne chère.

Je m'attends bien à voir ici mes journalistes précepteurs remarquer que ces espaces sont les meilleurs passages de mon livre, par la raison que le blanc vaut mieux que ce qui est maculé.

Qu'ils en jasent à leur aise. Il y a long-temps que mon marché est fait avec eux; je suis aussi indifférent à leurs censures qu'à leurs éloges. Les vrais critiques, comme des faucons généreux, chassent pour leur plaisir; mais les hebdomadaires, comme les vautours, ne chassent que pour la proie. Sous ce rapport, ils méritent plus de pitié que de ressentiment.