(La Vierge céleste. Égypte. Chaldée). Cf. Apulée. Isis. Notre-Dame. L’Immaculée (Perse). Retour à la fraternité du Latium.
Jam nova progenies cœlo dimittitur alto.
Dimittitur. Avatarati. Avatar. Descente de Wichnou :
Quand la justice languit, quand l’injustice se lève, alors je me fais moi-même créature et je renais, d’âge en âge, pour la défense des bons, pour la ruine des méchants et le rétablissement de l’équité (Baghavad-Gita).
Cf. Salomon Reinach, Cultes, mythes et religions, t. II, cap. IX. L’orphisme dans la IVe églogue de Virgile. Interprétation romaniste (Cartault) et interprétation orientaliste (Sabatier).
« D’une manière générale, on peut dire que les exégètes de la IVe églogue se répartissent en deux groupes que nous appellerons pour abréger, les romanistes et les orientalistes. Les uns font appel à l’histoire romaine (début de la seconde moitié du Ier siècle) ; ils veulent que Virgile ait écrit un poème plein d’allusions politiques, des « vers pieux sur commande » comme Veuillot disait d’Horace, avec des réminiscences d’Hésiode et de Théocrite, pour terminer le tableau et l’encadrer. Les autres soupçonnent, avec plus ou moins de précision, des influences orientales, en particulier celle du messianisme juif qui était alors en pleine effervescence et où l’attente, suivant le mot de Renan, allait créer son objet. A ce groupe d’interprètes appartient l’empereur Constantin qui, dans son discours Ad Sanctorum cœlum, conservé par Eusèbe, intercala une traduction grecque de la IVe Églogue, parce qu’il y reconnaissait avec beaucoup de chrétiens de son temps, l’annonce de la venue du Sauveur. Dans l’antiquité, comme de nos jours, l’interprétation orientaliste a surtout tenté les esprits disposés au mysticisme. L’explication romaniste a pour elle les esprits positifs qui se méfient, non sans raison, d’un mot vague comme celui de pressentiment et de ce qu’il implique, à vrai dire, de quasi surnaturel. »
Salomon Reinach, loc. cit.
[P. 28.] — « La Grèce avait déjà fourni le type de cette pédagogie heureuse. »
« … gymnastique et musique, le rythme et le mouvement ». (Bible de l’Humanité, liv. I, chap. III. L’Éducation. L’Enfant).
Hermès, Sürya-meia, le médiateur de Sürya, est le dieu des échanges. Crépuscule : échange de la nuit et du jour ; psychopompe de la vie et de la mort. Au gymnase, l’adolescent, guidé par lui, passe de l’enfance à la virilité. Plus tard, musicien, trafiquant, orateur, athlète, à l’agora, dans les festins, au marché, dans l’arène, il obéit encore aux lois d’Hermès ; il se réclame de ses dons pour vaquer aux échanges de la pensée ou de la richesse, du négoce ou de la poésie.