Mon fils, actuellement à Paris, est un grand philosophe. Je ne veux pas dire par là que ce soit ni l’égal, ni l’émule de Diderot, Voltaire ou Rousseau. Voulez-vous l’honorer de votre visite, 31, rue Ballu: près de la place Clichy, où se trouve la statue du général Moncey.—En lui écrivant, je lui dirai un mot de vous; il est assez ombrageux, un indifférent, mais bon garçon. Son intermédiaire aplanira pour moi la difficulté que j’ai de comprendre dans la vie.

Vous remercie vivement pour votre dernière lettre. Mais je dois travailler.—Tout est, en art surtout, théorie développée et appliquée au contact de la nature.

Reparlerons de tout cela quand j’aurai le plaisir de vous revoir.

Ceci est la lettre la plus juste que je vous ai écrite jusqu’ici.

Credo.

Bien cordialement à vous,
P. Cézanne.

Quand je vous verrai, je vous parlerai plus justement que n’importe qui, sur la peinture.—Je n’ai rien à cacher en art.

Il n’y a que la force initiale id est, le tempérament, qui puisse porter quelqu’un au but qu’il doit atteindre.

P. Cézanne.

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