Je vous prie de recevoir les miens à votre tour, et de les faire agréer chez vous.
Vous me parlez dans votre lettre de ma réalisation en art.
Je crois y parvenir chaque jour davantage, bien qu’un peu péniblement, car si la sensation forte de la nature—et certes je l’ai vive—est la base nécessaire de toute conception d’art, et sur laquelle repose la grandeur et la beauté de l’œuvre future, la connaissance des moyens d’exprimer notre émotion n’est pas moins essentielle, et ne s’acquiert que par une très longue expérience.
L’approbation des autres est un stimulant, dont il est bon quelquefois de se défier. Le sentiment de sa force rend modeste.
Je suis heureux des succès de notre ami Larguier...
Recevez, cher monsieur Aurenche, l’assurance de mes meilleurs sentiments.