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LES DIACONALES
MANUEL DES CONFESSEURS
CHAPITRE PREMIER
DE LA LUXURE EN GÉNÉRAL
La luxure, qui tire son nom du mot luxer, est ainsi appelée parce que le propre de ce vice est de relâcher, de détruire les forces de l’âme et du corps : aussi l’appelle-t-on quelquefois dissolution ; et on dit de ceux qui se livrent avec passion aux jouissances de l’amour, qu’ils sont dissolus. On définit la luxure ainsi : l’appétit désordonné aux plaisirs vénériens.
Ces plaisirs sont appelés vénériens parce qu’ils ont pour but la génération à laquelle les païens faisaient présider la déesse Vénus.
CHAPITRE II
DES DIFFÉRENTES ESPÈCES DE LUXURE NATURELLE CONSOMMÉE
La luxure est naturelle lorsqu’elle n’est pas en opposition avec la propagation du genre humain. — L’union des deux sexes en dehors du mariage est donc un acte purement charnel, à la condition d’être pratiqué d’une manière propre à la génération. Cet acte est accompli par le fait de l’écoulement de la matière séminale de l’homme dans l’intérieur des parties sexuelles de la femme.
On compte six espèces de luxure :
- La fornication,
- Le stupre,
- Le rapt,
- L’adultère,
- L’inceste,
- Le sacrilège.