L’expérience prouve que beaucoup de personnes mariées ne déclarent pas les péchés commis dans le mariage, à moins qu’elles ne soient interrogées là-dessus. Or, le confesseur peut les interroger de la manière suivante sur les choses permises entre époux : Avez-vous quelque chose à avouer qui répugne à votre conscience ? Si elles répondent négativement et qu’elles paraissent suffisamment instruites et d’ailleurs timorées, il ne sera pas nécessaire d’aller plus loin. Mais si elles paraissent ignorantes et que leur sincérité soit suspecte, le confesseur devra insister. Il demandera au pénitent s’il a refusé à son conjoint de lui rendre le devoir conjugal : si le pénitent ne comprend pas cette manière de parler, le confesseur peut lui demander : avez-vous refusé l’acte que l’on fait pour avoir des enfants, le coït ? S’il répond qu’il a refusé, il faut savoir pour quelle raison, et on jugera à ses réponses si le péché est mortel ou s’il n’y a pas de péché.
Le confesseur doit généralement s’enquérir auprès du pénitent s’il s’est livré à des actes déshonnêtes contre la sainteté du mariage. Si le pénitent répond affirmativement, il convient de lui faire dire en quoi consistent ses infractions, de peur de lui enseigner ce qu’il ignore ; et on ne devra pas d’abord l’accuser à la légère de péché mortel.
FIN DES CITATIONS.
MORALITÉ A TIRER
DES
IMMORALITÉS DES CONFESSEURS
Toutes les citations qu’on vient de lire sont parfaitement authentiques. Tels sont les ouvrages que l’on donne à étudier dans les séminaires à des jeunes gens à qui l’on fait en même temps prêter serment de chasteté.
Nous en appelons à la conscience de tous les honnêtes gens : est-ce que cet enseignement n’est pas tout ce qu’on peut imaginer de plus ignoble ? Est-ce qu’il peut sortir des séminaires autre chose que des brutes affolées par de sales passions ?
Que chaque républicain, après avoir parcouru cet ouvrage, transcrive, signe et adresse à son député la pétition suivante :
« Citoyen député,
« Le soussigné a l’honneur de prier la Chambre, par votre intermédiaire, de vouloir bien, au plus tôt et par mesure de salubrité publique, supprimer les séminaires, et assimiler au délit d’excitation à la débauche l’exercice de la confession. »
Si cette pétition parvient à la Chambre par milliers d’exemplaires, nos députés se verront dans l’obligation d’accomplir à bref délai une réforme que les bonnes mœurs exigent impérieusement.
L. T.