Que faut-il penser des femmes qui usent de quelque moyen artificiel ou corset, pour accentuer davantage les protubérances de leur corps, les augmenter ou les simuler de quelque façon ? Quelques confesseurs exigent que de tels corsages soient recouverts d’un ample mancillari, comme dit Martial (mouchoir de cou, fichu, châle). Ce remède nous semble plutôt favoriser le mal que le détruire. Et, en outre de cette façon, les femmes n’atteignent nullement leur but. Il semble préférable de faire usage de ce mancillaire, en rejetant tous les intermédiaires artificiels, comme ne convenant en aucune façon à des femmes chrétiennes. De cette façon ce qui fait défaut ne serait pas remarqué, la chasteté ne sera pas blessée et le salut des âmes ne courra aucun danger.
ARTICLE CINQUIÈME
DES PAROLES ET DES DISCOURS DÉSHONNÊTES DES CHANSONS ET DES LIVRES OBSCÈNES
§ I
DES PAROLES, DES DISCOURS ET DES CHANSONS DÉSHONNÊTES OU OBSCÈNES
Tenir des propos déshonnêtes par légèreté ou par jeu n’est pas mortel en soi, dit saint Liguori, à moins que ceux qui les entendent ne soient assez faibles d’esprit pour s’en scandaliser, ou que les propos ne soient par trop lascifs.
Aussi des auteurs cités par saint Liguori remarquent que les dictons honteux proférés par les moissonneurs, vendangeurs, ne sont pas mortels, parce qu’ils sont dits et entendus d’une manière lubrique, mais sans qu’ils émeuvent.
§ II
DES LIVRES OBSCÈNES
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