Je ne voudrais pas affirmer que ceux-là pèchent mortellement, qui par simple curiosité lisent des livres obscènes, si à cause de leur âge avancé, de leur complexion froide ou de l’habitude qu’ils ont de s’occuper de matières vénériennes, ils n’encourent pas un grave danger.
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Ceux qui composent ces livres, même non gravement obscènes, souvent pèchent mortellement, parce qu’ils sont pour beaucoup, sans raison suffisante, une occasion de ruine ; le péché de ceux qui les vendent paraît moins grand ; puisque, comme nous l’avons dit, beaucoup peuvent les lire sans péché ou au moins sans péché mortel, par conséquent ils ne pèchent pas du tout ou ils ne pèchent que véniellement en les achetant ; donc le libraire qui les garde dans sa boutique et les vend à ceux qui les lui demandent ne doit pas être inquiété.
ARTICLE SIXIÈME
DES DANSES ET DES BALS
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La danse est licite de sa nature, pourvu qu’elle ait lieu entre séculiers, entre personnes honnêtes et d’une façon honnête, c’est-à-dire sans gestes déshonnêtes. Quand les saints Pères les blâment vivement, ils parlent des danses honteuses ou de leur abus.
Quelquefois, dit Origène, le diable lutte avec l’homme par la vue des femmes, quelquefois par l’attouchement ; dans les danses, il lutte avec l’homme par tous ces moyens à la fois. Car c’est là qu’elles paraissent avec tous leurs ornements, qu’elles se font entendre avec leurs chants, leurs éclats de rire, leurs propos, qu’on les touche de la main, et que le diable combat fortement et remporte la victoire.
Dans ces bals, c’est le diable qui danse, dit saint Chrysostome.
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