La femme n’est pas tenue de rendre le devoir en temps d’écoulement menstruel ou d’accouchement, à moins qu’elle n’ait raison de craindre que son mari n’encoure le danger d’incontinence ; cependant si par ses prières elle ne peut l’en dissuader, finalement elle doit le rendre, parce qu’il y a toujours à craindre le danger d’incontinence, ou une querelle, ou quelque autre inconvénient. C’est l’avis de saint Bonaventure et de beaucoup d’autres d’après Sanchez.
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Qu’on doit excuser de l’obligation de rendre le devoir, dit Sanchez, une mère allaitant son enfant, et assez pauvre pour ne pas pouvoir payer une nourrice, et qui sait que ses mamelles seront à sec si elle conçoit de nouveau, ou que son lait sera très pernicieux à son enfant.
5o L’époux n’est pas tenu de rendre le devoir à sa partie qui, par le fait d’un adultère, aurait perdu le droit de le demander.
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6o Une des parties n’est pas tenue de rendre le devoir lorsqu’il est demandé d’une manière contraire à l’honnête exigence de la raison.
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7o Il n’est pas permis de refuser le devoir, dans la crainte d’avoir trop d’enfants…
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Tel n’est pas cependant l’avis de Sanchez.