Mgr de Grenoble : — Mais vous devez obéir au Pape !

— Le Saint-Père ne m’a pas dit de partir au reçu de la dépêche.

Regardant mon saint Évêque, il lui dit : — Il faut lui commander de partir ce soir avec moi, Monseigneur.

— Monseigneur, elle ne peut partir comme cela. Il faut bien, si elle a quelque chose à préparer, lui en donner le temps.

— Obéissez ! obéissez ! Vous savez que je suis l’Évêque de Grenoble ! et j’ai tant de choses à vous apprendre, à vous dire et à vous demander. Voyez, c’est ce soir, à dix heures, que nous devons prendre le chemin de fer pour Rome. Vous vous y trouverez, n’est-ce pas ?

— Je ne sais pas, Monseigneur.

— Ah ! mais il le faut !… Monseigneur, s’écria-t-il, obligez-la, commandez-lui de partir ce soir avec moi.

Mon saint Évêque, pâle comme la mort, lui répondit : — Je n’ai pas l’art de commander aux personnes qui obéissent au moindre signe. Pas plus que le Saint Père je ne puis savoir si elle a quelque préparatif à faire avant son départ.

Pour en finir, je dis que je me retirais. Il était nuit.

L’Évêque de Grenoble en me disant : « Au revoir, à dix heures ! » rentra dans le salon, et je pus parler et prendre l’obéissance de mon saint Évêque qui me dit : — Monseigneur de Grenoble me conduira dans la tombe. Si vous pouvez, partez ce soir pour me l’enlever d’autour de moi. Je vous donnerai le Père Fusco et votre compagne. Vous partirez quand vous pourrez, ce soir, et que le bon Dieu vous bénisse.