«Bismarck peut dormir tranquille.

«Son bon lieutenant est le maître en France.

«Il se charge de nous émasculer, comme il est émasculé lui-même, et de tellement nous mettre par terre, qu'il ne reste plus qu'à nous piétiner comme un fumier de peuple, bon à engraisser le sol de l'universelle Allemagne de l'avenir.

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«Lorsque la guerre de 1870 éclata, la situation de l'horrible drôle, non assise comme elle l'est aujourd'hui, ne fut plus tenable.

«Il se vit forcé de disparaître, ainsi que la plupart de ses compatriotes. Il erra, dit-on, par toute l'Europe, comme un chacal inassouvi, attendant que le Belluaire de Prusse eût achevé sa besogne et que le vieux lion français, épuisé de vieillesse, fût abattu, pour venir l'achever de sa lâche gueule.

«Il n'osa pas immédiatement reparaître après la Commune. Il y avait encore, pour lui, trop de bouillonnement et trop de calottes dans l'air parisien.

«Il se fit imperceptible, il s'aplatit sous les meubles comme une punaise, il se coula dans la boiserie.

«Avec la ténacité d'acarus de sa double race, il se cramponna au bitume, essuyant les crachats et l'ordure dont l'inondait le passant stupéfait de son impudence, voulant, quand même, s'imposer à Paris, qu'un atome de fierté lui eût conseillé de fuir.

«Humble, mais inarrachable d'abord, victorieux et superbe, à la fin des fins.