VUE DE DYEA.—D'APRÈS LE CROQUIS DE L'AUTEUR.

INDIENS CHILKOOT.—PHOTOGRAPHIE DE LA ROCHE À SEATTLE.

Le lundi matin, nous faisons une dernière visite aux tentes indiennes et à quelques «magasins», si dépourvus de toute animation que les propriétaires eux-mêmes, effrayés de la solitude, se retirent dans leurs appartements privés. À plusieurs reprises il nous faut faire un tintamarre effroyable pour les obliger à sortir de leur antre. Puis nous quittons cette plage pittoresque et nous nous embarquons à bord d'un remorqueur qui va nous conduire à bord du steamer City of Topeka, en rade de Skagway.

CAMP INDIEN À DYEA. DESSIN DE MADAME PAULE CRAMPEL, D'APRÈS LE CROQUIS DE L'AUTEUR.

Une demi-heure plus tard nous touchons le quai de cette dernière ville, et, comme nous sommes en avance de quelques heures, nous en profitons pour faire une courte promenade. Peu de changements dans ces six mois d'absence; le seul important est la construction du chemin de fer qui longe la rue principale et fonctionne jusqu'à petite distance du sommet du White Pass. On assure qu'il ira à Bennett au printemps prochain. Ainsi, dans quelques mois on n'aura pas à marcher du tout de Paris à Dawson: tout le trajet s'effectuera par vapeur et par chemin de fer, et, comme nous l'avons déjà dit, le voyage demandera 25 jours environ.

VUE DE SITKA.—DESSIN DE TAYLOR, D'APRÈS LE CROQUIS DE L'AUTEUR.

Nous avons quelque peine à nous habituer à la modicité des prix. En effet, sur l'espace de quarante et quelques kilomètres nous avons payé pour le même genre de repas: 5 francs à Bennett, 3 fr. 75 à Crater Lake, 2 fr. 50 à Sheep Camp, et enfin 25 sous à Dyea et à Skagway.