En somme, il résultait de l’examen des dossiers : que, contrairement aux suppositions de lord Mawbray et de quelques âmes charitables, madame Hémery et Vieuvicq semblaient ignorer leur existence respective.

Que ni l’un ni l’autre ne mettaient le pied à l’hôtel Rambure.

Que le jeune homme passait tous ses après-midi rue Delambre.

Les deux premiers points, seuls, intéressaient le client de l’agence Guérin et Cie. Déjà, il avait commencé à écrire un billet pour arrêter les frais et demander son compte. Mais, après réflexion, il se ravisa, et la note suivante partit pour la rue de la Michodière :

« Savoir chez qui monsieur se rend chaque jour rue Delambre. »

Le surlendemain, le rapport quotidien portait, comme toujours :

« Entré à deux heures au no 28 de la rue Delambre. Sorti à six heures. »

Mais ces lignes étaient complétées par les suivantes :

« (Deuxième catégorie) La personne se rend chez un M. Guy. On suppose que ce dernier et son visiteur ne sont qu’une seule et même personne. Sans doute Guy est un nom d’emprunt. Concierge très difficile et aucun domestique dans l’appartement. »

Au bas de la feuille, on avait écrit au crayon rouge :