—Tu vas sans doute retourner là-bas? me dit-il après une minute de silence. Je sais que tu es reçu, et je t'en félicite.

—Vous savez?…balbutiai-je. Comment l'avez-vous appris?

—Par ta cousine, je crois. Cette petite est une gazette ambulante et me raconte tout ce qui se passe à Paris; ce qui se passe de bon, bien entendu. Car moi, je ne sors plus guère. Les jambes….

Il acheva ce qu'il voulait dire par une grimace que je lui avais toujours connue, quand il voulait éviter un jugement sévère sur les personnes ou sur les choses.

—Ma cousine sort beaucoup? demandai-je.

Si j'avais exprimé toute ma pensée j'aurais dit:

—Elle ferait mieux de peindre moins, et de tenir compagnie à son vieux grand-père.

L'oncle répondit sans avoir l'air d'en vouloir le moins du monde à cette coureuse:

—Dieu merci! nous avons toujours Lisbeth qui est une duègne irréprochable. Pauvre Rosie! elle sera désolée d'avoir manqué son cousin!

—Mais je lui donnerai bientôt l'occasion de se consoler, dis-je poliment. Je reviendrai.