» — Vous ne connaîtriez pas une place où l’on serait battue ? »
Là se termina la lecture.
Les appréciations laudatives suivirent, pendant que Ferdinand arrangeait ses feuillets avec un soin exagéré.
— Il y aura encore des retouches, dit Marthe heureuse, avec la fausse modestie d’une maman de lauréat scolaire.
— Je trouve seulement l’oraison des belles dames un peu « répétée », dit Griffon, selon sa pure amitié scrupuleuse ; je te l’ai déjà signalé : tu as le défaut de vouloir trop prouver.
— Ce que c’est bien lu ! s’émerveilla madame Griffon en avalant Ferdinand d’un écarquillement empressé, comme ferait une courtisane pour un monsieur dont elle viendrait d’apprendre la grandissime richesse.
Puis elle demeura un instant méditative et même avachie de sagesse, de bonté. Elle cligna vers le vase chinois (le seul gain de sa vie), et elle chuchota, comme si Marthe aspirait à cette concession depuis des éternités :
— Soyez tranquille, un de ces jours je le casserai… je ne taquinerai plus mon mari avec.
La bonne apporta du thé.
Le jeu des facultés cérébrales étant de comparer sans cesse, on examina Maria, d’un commun mouvement. Son visage rouge et content d’écolière en récréation reflétait la confiance, la bienheureuse imprévoyance ; et, en même temps, on lui vit avec plaisir un ventre tout plat, un je ne sais quoi de non éclos.